Actes du colloque « Handicap, langage et sexualité »,

organisé par l’association lyonnaise REFLET 21

en décembre 2002.

 

 

 

 

 

 

Les autres intervenants à ce colloque sont : Bernard Andrieu, Bruno Avitabile, Laure Bajard, Daniel Balvet, Alain Bentolila, Bernadette Céleste, Marie-Hélène Isern-Réal, Jean-Michel Livrozet, Eric Montigon, Hevé Pradel, Simone Sausse, Françoise Vatré, Sheila Warembourg et Désiré Yameogo.

 

Contenu : Les handicapés mentaux étant par définition, tant sur le plan matériel que psychique, plus ou moins dépendants d’autres adultes tutélaires, comment peuvent-ils construire une vie sexuelle requérant autonomie, discrétion et intimité ? Comment peuvent-ils faire entendre une parole personnelle dans ce domaine alors qu’ils passent par des intermédiaires et des porte-parole ? Comment peuvent-ils réussir à s’intégrer dans une société qui n’édicte plus clairement ses interdits, alors qu’ils ont besoin, plus que quiconque, de balisages explicites ? Comment peuvent-ils aspirer à un lien stable, et l’assumer, alors qu’ils évoluent entre dépendance forte et fragilité affective ? Comment peuvent-ils choisir leur partenaire ou leur compagnon, le sexe de celui-ci et les modalités de leurs relations s’ils restent sous influence ? Comment, ayant des difficultés pour comprendre, et pour sortir d’une relation dissymétrique, peuvent-ils échapper aux risques liés à l’exercice de la sexualité (procréation non désirée ou mal venue et maladies sexuellement transmissibles), et ne pas y exposer autrui ? Comment peuvent-ils envisager de devenir parents, s’ils restent, pour la plupart des gens, de grands enfants, et qu’ont-ils à transmettre ? Nous voyons à travers toutes ces questions que parole et sexualité sont liées. Ces deux champs de l’humain réclament du sujet qu’il s’arrache de l’appartenance à l’autre pour entrer en relation avec lui. Cette aventure ne peut se vivre que progressivement et avec l’aide de proches, entourant la personne handicapée de cercles allant s’élargissant : la mère, le couple parental, la famille, le groupe, les groupes, la société. Le handicapé, pas moins qu’un autre, est inclus dans une réalité sociale. C’est dans celle-ci, à condition qu’il soit reconnu comme sujet, que se définiront sa subjectivité et son rôle. Reconnaître un sujet, c’est le reconnaître comme interlocuteur valable, lui donner la parole et, dans le même mouvement, lui permettre de s’engager dans un processus d’identification sexuée.

 

Public : tout ceux, parents et professionnels, qui s’intéressent à la question de la sexualité et du handicap mental.

 

Ces actes n’ont pas été publiés. On peut néanmoins se les procurer en s’adressant à la présidente de l’association REFLET 21 :

Logo de Reflet 21

 
Elisabeth.dessertine@wanadoo.fr

 

Vous pouvez trouver des renseignements concernant cette association sur son site :

 

 

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